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A la rencontre de… Johanna Roussel, Fondatrice de Skwoll et membre OurPlace.

Il est l’heure de rencontrer notre communauté ! Après vous avoir présenté Adam, fondateur de Alaia Chalet, le premier centre de sports d’action Indoor et outdoor en Suisse, nous vous emmenons à la rencontre de Johanna Roussel, fondatrice de Skwoll, une application mobile qui révolutionne les sorties à Lausanne. Vous voulez savoir comment ? Johanna nous raconte…

Salut Johanna et merci de nous accorder un peu de ton temps ! Avant que l’on parle plus en détails de Skwoll, tu nous racontes un peu ton parcours ?

Je m’appelle Johanna Roussel et je suis franco-suédoise. J’ai grandi en Suisse puis je suis partie étudier à Montréal, une double majeure en sciences politiques et économie. Je suis ensuite partie à Londres où j’ai continué mes études à la LSE (London School of Economics). Avant de commencer l’aventure Skwoll, j’étais contrôleur.e de gestions chez Investis, l’un des plus gros groupes immobiliers Suisse.

Parlons maintenant de Skwoll, tu nous expliques le concept ?

Au cours de mes études j’ai vraiment pu apprécier la culture et la facilité des sorties entre amis dans ces pays alors qu’en Suisse celles-ci me semblaient moins aisées. Avec Skwoll, j’ai envie d’offrir davantage d’opportunités de sorties et donc de changer les choses. Skwoll c’est d’abord une application mobile gratuite qui permet à chaque utilisateur de découvrir de nouveaux lieux et leurs offres de boissons et plats. S’ils le souhaitent, ils peuvent également devenir Membres pour 29.90 CHF par mois afin d’avoir un verre offert par jour dans notre réseau de bars partenaires. Pour les personnes qui sortent un peu moins, nous avons aussi une offre à 14.90 CHF par mois qui leur donne accès à deux verres par semaine.

De plus, sur Skwoll, nous avons mis en place un menu digital afin que notre communauté puisse commander directement via l’application. Ils gagnent ainsi du temps en évitant d’avoir à faire la queue au bar, de devoir arrêter leur conversation pour aller commander ou de patienter pour payer l’addition. Skwoll se concentre vraiment sur l’expérience de sortie en permettant de passer le plus de temps possible avec vos amis.

Pourquoi développer Skwoll ?

Comparé à d’autres villes, les prix ici sont vraiment très chers. Même en comparant à une ville comme Londres qui n’est pas donnée, il est quand même possible là-bas de trouver des endroits sympas qui soient abordables. L’autre raison, c’est aussi que les gens sortent moins. C’est un cercle vicieux. Ici, les gens se disent “on ne va pas sortir un mardi soir, il n’y aura pas beaucoup de monde”. L’idée m’est venue vraiment de là. En revenant en Suisse après Londres, j’avais gardé l’envie de sortir la semaine avec mes copines, mais au final, bien souvent, on se retrouve plutôt chez nous avec nos amis au lieu de sortir car les bars ne sont pas toujours remplis de monde, surtout en semaine. Skwoll, c’est ça aussi. C’est attirer du monde dehors, créer une atmosphère plus sympa dans les bars à n’importe quel moment de la semaine.

Quelle est ta vision pour l’entreprise ?

On aimerait changer l’atmosphère des sorties à Lausanne et en Suisse romande. Les sorties ce n’est pas juste le soir, c’est vraiment tous les moments où l’on s’amuse, où l’on fait autre chose que travailler. Nous avons la volonté de rendre ces instants plus intenses. La vision pour Skwoll, c’est d’être un agrégateur de tous les événements qui se passent dans la région pour que les gens puissent découvrir en un clic ce qu’il se passe autour d’eux sans avoir à ouvrir différents sites qui référencent les événements.

L’application est déjà disponible, vous avez lancé récemment ?

On a lancé le 10 avril ! On est vraiment ravis. Nous avons déjà 19 partenaires sur l’application ; l’app est disponible sur l’app Store pour iOS et Google Play pour Android.

Avez-vous un marché spécifique ?

On a vraiment voulu commencer avec Lausanne parce que c’est une des villes où il y a le plus de bars et de clubs en Europe. Nous regardons aussi Genève et puis plus tard la partie alémanique de la Suisse.

Johanna à “Les Exploratrices ” de OurPlace

Selon toi, lancer un produit en Suisse, c’est…

C’est une opportunité et un challenge en même temps. Comparé à d’autres villes en Europe, la digitalisation est un process un peu plus lent ici . Dans un sens, c’est un challenge parce que les applications mobiles ne sont pas omniprésentes, donc il y a plus d’éducation du marché à faire autant du côté des partenaires que du côté des utilisateurs.

Mais c’est aussi une opportunité puisqu’il y a moins d’applications qui sortent ici, les gens sont plus enclins à tester de nouveaux produits. Par exemple, je pense à la livraison à domicile. Cela faisait très longtemps qu’on voulait l’avoir à Lausanne, et il suffisait que quelqu’un lance le produit. C’est la même chose avec Skwoll, les gens sont enthousiastes et plus réceptifs ici comparé à d’autres villes où de nouvelles applications sortent presque tous les jours..

Et au fait, Skwoll, ca veut dire quelque chose ?

Skwoll, c’est la phonétique de Skål – le mot suédois qui veut dire santé. Nous avons utilisé la phonétique parce que nous avions peur que les gens prononcent Skal. C’était important pour moi de prendre ce mot parce que j’ai des origines suédoises. À la différence des pays latins, les gens là-bas ne boivent pas un peu tous les jours, mais vraiment plutôt lors d’événements festifs.